Pour les amateurs de sports professionnels, nous avons l’embarras du choix. Foot, football américain, hockey sur glace, baseball, tennis, golf, rugby, ski, le patin, et ainsi de suite. La liste des disciplines est longue. Souvent notre ou nos choix sont faits assez tôt dans notre vie d’amateur. Chaque règle a ses exceptions, cependant. Il arrive que le coup de foudre frappe tard. Très tard même. D’où mon intérêt pour la Formule qui en a surpris plus d’un, dont moi.
Commencer en première vitesse
Discuter de hockey, foot, basket, baseball, même du tennis, pas de problème. Ce sont des sports auxquels je suis attentif depuis mon enfance. J’ai vu les Canadiens de Montréal célébrer avec la Coupe Stanley en 1993. J’ai encore souvenir de la finale de la Coupe du Monde de 1998 quand la France a causé la surprise en anéantissant le Brésil. J’ai regardé le dernier panier marqué par Michael Jordan dans l’uniforme des Bulls de Chicago.
Mais la Formule 1? Je suis amateur depuis août 2025. Oui, vous avez bien lu. Août 2025. J’écris ses lignes au mois de février 2026. Cela fait un gros 6 mois que j’aime la F1. Et je comprends à peine comment fonctionne une automobile!
J’adore la fin de semaine du Grand Prix du Canada. Il y a de belles voitures au centre-ville, de la musique, les gens sont heureux et c’est en plein été (bien pour les prochaines saisons l’événement a été devancé du mois de juin à celui de mai). Malgré cela, je ne prêtais pas réellement attention à la course. Et, bien sûr, si je ne m’attardais pas à savoir ce qui s’est passé dans le Grand Prix qui se déroule dans ma ville, je ne surprends personne en annonçant que les autres Grand Prix m’importaient encore moins.

Mais le film F1 : The Movie a tout changé. L’esprit compétitif entre les écuries, l’équilibre délicat entre les pilotes d’une même équipe, le travail ardu et ultra-détaillé des ingénieurs et mécaniciens entre les weekends de course, le souci pour les centièmes et millièmes de seconde, et, il va de soi, la vitesse. Ça, ça c’était wow.
Deuxième vitesse
Plonger dans le monde de la F1 n’est pas si différent de commencer à apprendre sur n’importe quel sujet. Que ce soit la Rome antique, la culture des samouraïs, une nouvelle langue, l’algèbre, Batman, quand on ne connait rien, on n’est pas sûr de par où commencer.
Alors, après avoir regardé le film deux fois en salles de cinéma, dont une fois en IMAX, j’ai commencé avec ce qui me paraissait être le plus évident : regarder des résumés de course. Oui, des résumés. À l’époque mon horaire de travail ne me permettait pas d’apprécier les courses en direct, donc à quoi bon m’abonner à un service de streaming de sport? De toute façon, j’ai la version payante de YouTube alors je peux apprécier les résumés de 12 à 15 minutes sans interruption de publicité. Quand la vue pour les spectateurs était sur la voiture et cette dernière manœuvrait la « chicane » (l’endroit sur la piste où le chemin zigzag un peu et il faut tourner vite et étroitement), j’étais abasourdi. « Voyons dont, c’est dont bin débile! »
Mais il n’y a pas que la course! Il y a les qualifications du samedi, la pratique du vendredi et, à certaines occasions durant la saison, une mini-course le samedi appelée un « sprint » qui permet aux écuries et pilotes de récolter un peu plus de points.
Troisième vitesse
Un pilote devient champion du monde en méritant le plus de points à la fin de la saison. Assez simple.

Contrairement à ce que peuvent en croire certains, la Formule 1 n’est PAS un sport individuel, mais bien d’équipe. Ces mécaniciens et ingénieurs auxquels j’ai fait allusion ci-dessus? Eh bien l’équipe a aussi un championnat comme cible, celui des constructeurs. Voilà, entre autres, la pertinence d’avoir deux pilotes. Si l’un passe un mauvais week-end, peut-être que l’autre se montrera à la hauteur pour augmenter le pointage de l’écurie.
Et tout cela engendre une culture particulière. Voici : une équipe veut remporter le championnat des constructeurs, mais il va de soi que chaque pilote, dont ceux de la même écurie, désire être couronné champion du monde. Donc c’est un sport d’équipe…et un sport individuel? Genre, style, oui. C’est bizarre, mais cette qualité curieuse rend la Formule fascinante.
Quatrième vitesse
DRS (maintenant Overtake Mode à partir de 2026), chicane, pit stop, dirty air, the straights, downforce, C1 tires, etc. Le vocabulaire de ce sport est relativement complexe, mais heureusement, le site officiel de la F1 propose une page qui explique les dizaines de termes couramment utilisés par les équipes, les analystes et les amateurs. J’encouragerai qui que ce soit qui commence son parcours comme amateur de la F1 à se familiariser avec. Remarque importante : les mordus parlent comme si tout le monde les connaissait déjà.
C’est bien beau de lire des définitions de termes, c’en est une autre de les entendre et les lire en contexte. Les plateformes préférées? Le site officiel de la F1 et son podcast sont des choix évidents et sont pas mal. Cependant, prenez note que c’est le porte-parole de tout ce qui se passe dans ce championnat. Même comme débutant j’ai remarqué que par moments, il y a des informations absentes, surtout lorsqu’il est question de moments plus embarrassants. Quand Lance Stroll n’a pu terminer sa première pratique de l’année à Barcelone le mois dernier pour des problèmes de char assez importants, le résumé sur la chaîne YouTube n’y a pas prêté attention. En revanche, plusieurs règles changent pour 2026, sans dire que les voitures seront radicalement différentes. La F1 veut du marketing positif, évidemment. Mais c’est tout de même malhonnête.
Je propose donc The Race. Ce sont de vrais mordus de la F1 ET des journalistes indépendants. The Race est leur bébé. La chaîne YouTube est aussi très intéressante et bien montée.
La Formule 1 ne doit pas toujours être prise au sérieux. C’est parfaitement correct d’en rigoler par moments et de l’apprécier pour des raisons plus accessibles : les couleurs, les personnalités et les moments cocasses. J’aime donc aussi la chaîne Race Day Café. Que vend Lando Norris comme produit dérivé sur son magasin en ligne officiel? L’animatrice de Race Day Café va en chanter les louanges ou le ridiculiser!
Prêt ou pas prêt, 2026 arrive à grande vitesse
Suis-je devenu un expert en l’espace de quelques mois depuis le couronnement de Lando Norris en début de décembre? Pas du tout. Je ne passe pas mes journées à étudier la F1. J’ai d’autres intérêts, dont d’autres sports. Toutefois, j’ai tenté bien que mal de garder le cap grâce aux podcasts et articles journalistiques.
Ma bibliothèque à la maison possède des livres de référence lorsque j’en aurai besoin. À noter aussi que plusieurs éléments sont modifiés pour la prochaine saison : le moteur aura plus de puissance électrique, une nouvelle stratégie pour dépasser ses rivaux sur la piste, dimensions des voitures plus petites, une 11e écurie (bienvenue, Cadillac), et d’autres nouveautés. Plusieurs questionnent si ces ajustements amélioreront le sport.
Je n’en suis pas là. C’est quasi impossible puisque je viens d’embarquer! Nouveau sport dans ma vie personnelle, nouveaux paramètres pour les équipes et les amateurs de longue date. Ça me semble équitable.
La ligne de départ de Melbourne est à l’horizon (7 mars). Anticipation, curiosité, sensations fortes, soif d’informations pour tout comprendre, tous des ingrédients d’un cocktail que je consomme avec grand plaisir ces jours-ci.
Comme les écuries, je poursuis mes propres préparatifs.

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