Ceci sera l’une de mes publications les plus difficiles à transposer en paroles écrites. Pas que le sujet en question soit difficile à comprendre ou trop complexe. Plutôt, il est, d’un certain angle, très personnel et, d’un autre, un sujet sur lequel plus de gens devraient peut-être s’exprimer. Je parle ici de retisser les liens avec un niveau de calme et de bonheur dans sa vie personnelle.
Fin 2024
Sans entrer dans les mille et un détails – ceci est un blogue public et non une session privée avec un intervenant psycho-social – la fin de 2024 était lourde. Précisément, les derniers mois, du genre de l’automne jusqu’au Nouvel An 2025.
Il m’était difficile de trouver le sourire. Pas impossible, mais un défi néanmoins. J’étais entre deux boulots et les entrevues d’embauche échouaient les unes après les autres. Resserrement du budget aussi. Je ne suis pas du type qui sort pour m’amuser dans la ville chaque vendredi et samedi soir, mais au moins avoir cette option est un beau luxe. Ne pas l’avoir quand on passe un mauvais quart d’heure, c’est pénible.
Peu de contact avec des amis, la vie en solitude.
Ma fortune a changé d’une manière importante quand un employeur m’a sélectionné en décembre de cette année-là. Cela réglait déjà de gros problèmes.
Mais pas tous.
2025
La presque totalité de 2025 a vu ses hauts et ses bas malgré ce nouveau vent dans les voiles. Le pire, c’est que ce nouveau défi avait comme source des raisons que j’aurais pu régler intérieurement.
Je ne sais pas comment l’expliquer de manière à faire comprendre au commun des mortels. Ma personnalité a tendance à prendre certaines choses au sérieux, parfois au détriment d’un élément crucial pour mener une vie saine : l’équilibre.
Il y a un autre point sur lequel je veux être parfaitement claire. Ce qui suit n’est pas une thèse sur la politique internationale des 19 derniers mois (j’écris ceci en août 2026). N’empêche, force est d’admettre que mon humeur peut être influencée par l’actualité. Jusqu’à un certain égard, du moins.
La planète entière a attaché sa ceinture et mis son casque de protection en janvier 2025 avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. En soi, ce n’est pas la nouvelle la plus sympathique, mais peu étaient ceux et celles qui anticipaient les déstabilisations économiques et politiques que son deuxième mandat a engendrées depuis. En plus il y avait les situations désastreuses en Ukraine et dans la bande de Gaza, de la volatilité politique dans les arènes fédérales et provinciales ici, etc. Bref, 2025 s’annonçait chaude. Qui plus est, l’emploi que j’ai trouvé, bien qu’il traite un sujet fascinant (que je trouve encore intéressant), n’est pas caractérisé par de la joie et de la gaîté, disons. C’est du sérieux.
De ce fait, il y avait des séquences positives pour mon mental et des séquences qui l’étaient beaucoup moins.
Je lisais des choses sérieuses, je regardais presque exclusivement des films sérieux, et, aussi étranger que cela puisse paraître, je me refusais des choses plaisantes. Moins de sports, moins de lectures légères, des baladodiffusions traitant de sujets graves, moins de films pour le pur divertissement.
2026
Cela ne pouvait plus perdurer. L’équilibre n’était plus au rendez-vous. Le déséquilibre était moins dramatique que mon texte peut le faire croire à certains, mais je n’étais vraiment pas moi-même.
Les choses ont changé dans les derniers mois. Cet été, en fait. Je ne saurai dire ce qui a produit le déclic. En partie des discussions avec des connaissances qui s’amusaient lors de voyages aux États-Unis, pays qui, malgré ses défauts embarrassants ces jours-ci, demeure un bel endroit. En partie mon amour pour le sport qui a repris vie, surtout le foot et le basket. Mon équipe de basket préférée est basée aux États-Unis. J’aime la suivre. C’est faux. J’adore la suivre. Ça me donne du plaisir.
Il est important d’être honnête avec soi-même. Bien sûr qu’il y a des exceptions. Ce n’est pas la meilleure idée pour que la personne accro à la cocaïne reste « elle-même ». Mais sinon, ce n’est pas bon pour la santé mentale de se priver de ces plaisirs de la vie, qu’ils soient petits ou grands.
Nous avons tous nos canaux pour nous relâcher. Pour détendre. Pour déstresser. Pour s’inspirer. Pour nous divertir, car sourire et s’amuser sont super importants. La vérité est que, durant l’année 2025, je ne me permettais pas ces éléments aussi souvent qu’une personne devrait.
Cette lourdeur ne pèse pas fort au bout de quelques jours. Elle ne pèse pas trop fort au bout de quelques semaines. Mais au bout de plusieurs mois, voire d’un an, on ne se sent plus soi-même.
Voulez-vous savoir quelque chose que j’ai fait à l’occasion cet été? J’ai revisité et regardé pour la première fois presqu’une dizaine de films de Jason Statham. Je les aime. Ils sont simples, il y a de l’action, et c’est « le fun » d’en regarder où son personnage va simplement buter plein de méchants à la fin. Il en a même fait un qui m’a franchement surpris, Hummingbird. Ce dernier a, sincèrement, une sauce différente.
Prenez soin de vous
La morale de l’histoire est qu’il est primordial de prendre soin de sa santé mentale. Pour certains, la solution est d’un autre ordre, comme parler avec un professionnel. Pour d’autres, c’est la découverte de quelque chose qui leur ouvre la porte vers un nouveau monde. Et encore pour d’autres, c’est d’avoir des activités et des passe-temps qui font du bien.
Se priver de cela est la pire chose à faire. On s’enfonce dans une spirale marquée par de la négativité. Peut-être pas exclusivement de la négativité (comme mon 2025), mais trop. Plus ça dure, plus c’est difficile de redevenir ce que nous étions en temps normal.
Donc, conseil d’ami : faites ce que vous aimez le plus lorsque la vie vous rabaisse, d’accord?

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